Découvrez ci-dessous l’article du Journal du Nautisme, paru le 3 décembre 2021 à l’occasion du salon du Nautic de Paris. Une belle mise en exergue des innovations Windelo et de notre démarche en faveur d’une plaisance écoresponsable et durable.
Découvrez ci-dessous l’article du Journal du Nautisme, paru le 3 décembre 2021 à l’occasion du salon du Nautic de Paris. Une belle mise en exergue des innovations Windelo et de notre démarche en faveur d’une plaisance écoresponsable et durable.
S’il n’est pas présent au Nautic, le Windelo 50 fait partie de ces unités récentes qui méritent une attention très particulière. Le chantier de Canet-en-Roussillon s’inscrit dans une démarche d’écoconception déterminée avec notamment l’utilisation d’un composite qui mêle fibres de basalte et PET recyclé.
Avec le soutien des chercheurs des Mines d’Alès, Windelo a développé un composite écoresponsable qui marie la fibre de basalte et la mousse de PET (polyéthylène téréphtalate) recyclé. Ainsi, Windelo assure réussir à réduire l’empreinte de ses catamarans de 47% par rapport aux composites traditionnels faits de fibre de verre et de mousse PVC.
Entrons dans le détail. Le basalte est une roche issue des éruptions volcaniques et une des grandes composantes de la croûte océanique. Résistance extrême, notamment au feu, capacités d’isolation acoustique et électrique renforcée, absence de toxicité, résistance en traction supérieure à la fibre de verre… Les fibres de basalte ont quelques particularités intéressantes pour la construction nautique. Le PET recyclé est issu du traitement des bouteilles de plastique usagées, et ce nouveau cycle de vie se veut forcément plus vertueux.
La motorisation du Windelo 50 a aussi ses vertus : sa propulsion électrique est alimentée par deux parcs de batteries lithium, connectés à des panneaux solaires situés sur le rouf et les passavants (3 000 W). À cela s’ajoute un système d’hydrogénération et, en cas de coup dur, un groupe électrogène peut prendre le relais.
L’enjeu suivant, pour parfaire le tableau écodurable, sera de concevoir une déconstruction propre, un enjeu global pour l’industrie nautique.
Côté design, Christophe Barreau et Frédéric Neuman ont voulu créer un bateau performant, à même de voyager loin en minimisant l’impact carbone de l’aventure. Le gréement est puissant, les dérives sabres, centrées sur les flotteurs, sont relevables – c’est toujours bien d’avoir un point de traînée en moins… – et le bateau affiche un déplacement lège de 11,2 tonnes, ce qui est raisonnable pour un 50-pieds équipé pour la croisière au long cours.
Ne reste plus qu’à abattre le joker : la nacelle modulable. La séparation du cockpit et du carré est en réalité une porte qui bascule et vient se coller au plafond du carré, si bien qu’au mouillage, l’espace extérieur vient se jumeler à l’espace intérieur, offrant une plateforme de vie assez exceptionnelle pour un bateau de cette dimension. Le poste de barre est situé à l’avant du carré, juste derrière le mât où sont centrés les réglages, d’une part, ce qui facilite la cohésion entre le barreur et les moussaillons ; et les masses d’autre part, ce qui favorise l’équilibre du catamaran et donc la vitesse.
À l’intérieur, la cuisine centrale s’ouvre sur le cockpit avant. Le salon accueille une table à cartes aux pieds du cockpit avant ; dans le salon, près du poste de barre, la couchette de quart rendra bien service en navigation. Une fois dépliée, la table du salon peut accueillir de 6 à 12 personnes. Au mouillage, une tablée de taille similaire peut être ajoutée – merci la modularité !
Les espaces cabines sont dans les flotteurs, et il vous appartiendra de choisir l’aménagement et le nombre d’espaces nuit. L’organisation dépend notamment du choix de cuisine qui aura été fait au préalable, selon que vous choisirez une cuisine en U ou en L. Une constante : la suite propriétaire est assez impressionnante avec son grand lit et sa luminosité. Au-delà de ces aménagements, le Windelo 50 se décline en trois gammes : Adventure, Yachting et Sport. Il est aussi nommé aux European Yacht of the Year 2022 dans la famille des grands croiseurs ; un jury de 12 journalistes européens rendra leur verdict lors du salon de Düsseldorf, après l’avoir testé, comme les autres, à Barcelone.